
Zone Libre
Suite à de grandes purges dans les années
1982/1983, les plus hautes têtes du management, ainsi que des
« vieux de la vieille (ayant travaillé avec LRH de nombreuses
années et étant très qualifiés au niveau
technologique) » furent, déclarés officiellement
SPs (Suppressive Persons = personnes suppressives) et évincés
de l’Eglise (une comparaison possible serait l’excommunication
pour un catholique). Cela entraîna ensuite de nombreux membres
du personnel qualifiés tout autour du globe de quitter l’Eglise
n’y voyant là qu’un prise en mains par des éléments
ne visant qu’au pouvoir et à l’argent, et n’ayant
pas du tout les buts et les intentions de base de la Scientologie.
Une grande partie de ces scientologues désiraient cependant continuer
à appliquer la technologie de LRH et formèrent ce qui
s’appela la « Zone Libre de Scientologie », un réseau
mondial. Immédiatement, l’Eglise de Scientologie essaya
par des moyens pas toujours très fair-play, comme de placer des
espions dans les nouveaux centres afin de les miner de l’intérieur
(ce qui avait été d’ailleurs appliqué avec
succès au sein de l’Eglise de Scientologie et permit sa
prise en mains !), par des chicanes diverses et des procès de
les « faire taire » ou disparaître. Ils eurent pas
mal de succès aux USA (où le système judiciaire
est particulièrement propice à ce genre de « jeux
», p.ex. que c’est l’accusé qui doit prouver
qu’il n’est pas coupable de ce qu’on l’accuse…).
Cela créa aussi des conflits entre diverses « directions
» à prendre et conduisit à la création de
« nouvelles technologies » comme la Métapsychologie,
Avatar, Dianasis, Knowledgism, et bien d’autres encore. Mais une
certaine partie de la Zone Libre resta durant tout ce temps fidèle
à la technologie développée par LRH. Ces personnes
se considéraient comme scientologues et désiraient appliquer
la technologie standard.
La Zone Libre aujourd’hui (2007) est très difficilement
classifiable, car il s’y trouve un peu de tout et n’importe
quoi. Du scientologue le plus dur, au dianéticien jusqu’au
groupements qui n’ont plus que quelques phrases de LRH restantes
dans leur technologie.
Cependant, il faut reconnaître une chose que tous les membres
de la Zone Libre ont certainement en commun: ils sont d’accord
pour dire que l’Eglise de Scientologie actuelle (et ceci depuis
le début des années huitante), ne poursuit pas du tout
les buts et intentions de son fondateur, L. Ron Hubbard, qui voulait
aider les gens en se mettant à leur service. Dans l’Eglise
actuelle, c’est l’individu qui est au service de l’organisation.
La façon dont est appliquée la technologie de LRH dans
l’Eglise actuelle est des fois tout à fait à l’opposé
de ce que voulait Hubbard. Les individus sont soumis à une pression
presque continuelle de l’Eglise afin qu’ils achètent
ou tout au moins contribuent financièrement à différents
projets plus proches de la vision mégalomaniaque de certains
membres de son management que des buts de la Scientologie.
Le résultat en est que beaucoup de gens quittent l’Eglise
et se plaignent de ce qu’ils ont endurés. Cela est bien
sûr repris par les médias (ils adorent les conflits !)
et utilisé afin de stopper l’expansion de la Scientologie.
Si l’on regarde tout cela objectivement, on peut voir que l’Eglise
de Scientologie et les médias ont le même produit : des
gens qui ne veulent pas faire de Scientologie. Et c’est cela que
les membres de la Zone Libre disent depuis le début des années
huitante.
La Scientologie permet à l’individu de retrouver son autodétermination.
Les rapports des gens sortant de l’Eglise démontrent que
ce qu’est, ce que fait et ce que doit avoir l’individu au
sein de l’Eglise est plus ou moins déterminé par
le Management de l’Eglise et si un des membres exprime un désaccord
à ce sujet, il va rapidement être considéré
comme « hérétique » et amené à
devoir, sous la pression extérieure, « renier » son
point de vue… ce qui est très loin de la définition
d’autodétermination, mais beaucoup plus près de
la définition de « suppresser : écraser, remettre
à sa place, rabaisser, refuser de laisser atteindre, faire douter
du fait d’atteindre, faire renoncer ou rabaisser de toutes les
façons possibles et par tous les moyens au détriment de
l’individu et pour garantir une protection imaginaire du suppresseur.
»
Il est « naturellement » interdit aux membres de l’Eglise de consulter des pages « hérétiques » de l’Internet ou de lire des brochures ou des livres n’étant pas officiellement acceptés par le Management de l’Eglise. Or, si quelqu’un est aidé par une technologie afin de retrouver son autodétermination, il semblerait logique que l’individu devrait ensuite avoir le droit de pouvoir consulter tout ce qu’il désire consulter afin de faire sa propre idée des choses. Mais en vérité, si un membre de l’Eglise est découvert faisant cela, il peut ensuite subir des restrictions, punitions et mesures disciplinaires afin de le « remettre dans le droit chemin ». Sur une page de l’Internet appartenant à l’Eglise, on trouve une liste de plus d’une centaine de groupes spirituels ou religieux qui sont déclarés comme étant « suppressifs » (Flag ED 2803RB, 25 juillet 1992). On y trouve, entre autres, un groupement théosophique « I am », Eckankar, Das Forum (Landmark Education) ou le « Self Realizations Fellowship », dont le fondateur, Paramahansa Yogananda, avait été honoré par le gouvernement indou par la publication d’un timbre-poste. L’Eglise se déclare elle-même combattante pour la liberté de religion, mais elle n’accepte pas de donner ce droit à ceux qui désirent appliquer sa technologie librement en-dehors de son organisation officielle.
